Pénuries : Brazzaville vie la disette du carburant, électricité et eaux

Depuis plus de deux semaines, Brazzaville s’est transformée en une ville déserte liée à des grandes  pénuries qui impactent le secteur du carburant, eaux  et d’électricité.  Des déficiences accrue qui engendrent un bouleversement sur le bon fonctionnement de la ville.


Depuis plus d’un moi, la ville de Brazzaville connait de sérieux problèmes de carburant, une situation dont la société nationale du pétrole du Congo promet de tout mettre en œuvre afin de trouver des solutions stable qui vont éradiquer à ce phénomène « Il ne nous est pas attribué le rôle de masquer la réalité, mais de tout faire pour trouver une solution durable» a déclare Raoul Ominga, PDG de cette société .

Visiblement la pénurie est due à la faible capacité de production de la raffinerie nationale qui ne couvre en réalité que 50% des besoins estimés à 1,2 million de tonnes par an.

Pour remédier à ce problème, les associations des droits de consommateurs du Congo demande à Raoul Ominga, PDG la société nationale du pétrole du Congo de d’évoquer les vraies raisons de cette pénurie, car il ne s’agit pas seulement d’éradiquer au problème, sans pour autant dénicher la cause «  il faudra que la SNPC nous explique ce qui justifie cette pénurie comme avait fait l’Energie Electrique du Congo avec la grande coupure du 29 aout » a indiqué Mermans Babounga, secrétaire exécutif de l’observatoire congolais des droits de consommateurs.

Un Manège dont les principaux victimes seraient les automobilistes qui se sont retrouvés à la merci des pompistes avec des obligations de pourboires pour avoir du carburant dans les stations dit-il est disponible. « Le bidon du carburant passe de 15000 FCFA à 20000 FCFA. Je suis ici depuis 5 heure du matin, d’autre par contre ont passé la nuit ici pour attendre le tour. Je suis obligé d’attendre le carburant jusqu’à n’importe quelle heure afin de trouver de quoi travailler demain» a évoqué Miéré Guemahel, chauffeur de taxi rencontré à la station-service située à Mpila, non loin du port ATC «il faut dire que c’est l’usager de la route qui va payer les pots cassés, nous achetant le bidon à 20.000 FCFA, nous n’auras que le choix de faire les démis terrains, si possible augmenter le tarif dans certain endroit pour en tirer un peu de bénéfice» a-t-il ajouté.

En ce qui concerne l’électricité, depuis la grande coupure du 29 aout, Brazzaville, ne s’est pas encore pansée de ce problème. Il ne se passe plus un jour sans qu’il ait coupure d’électricité, cela est visible dans tous les quartiers de la ville capitale. A ceci s’ajoute le problème du carburant qui continue à paralyser la ville depuis plus d’un moi. Une situation qui n’arrange pas les commerçants et tous les habitués du courant dans l’exercice de leurs activités de tous les jours. « Pas de carburant, ni d’eaux et d’électricités, nous assistant à la destruction de nos produits, car il manque même du carburant pour utiliser les groupe électrogènes à la place du courant » a indiqué Leticia Ibata responsable d’une boucherie.  

Un problème que la direction de l’exploitation Brazzaville-pool informe a son aimable clientèle que suite à la panne survenue sur la ligne de très haute tension mongo Kamba, les équipes d’interventions sont à pied d’œuvre pour y remédier dans les meilleurs délais. « Energie Electrique du Congo présente des excuses à son aimable clientèle pour le désagrément causé et vous rassure de la reprise de la situation normale sitôt les travaux terminés» a déclaré la direction de l’exploitation de l’E2C Brazzaville-pool.



Une situation qui constitue un manque à gagner pour les entreprises congolaises ne laisse indiffèrent Hadji Djibril Bopaka président de l’Union des opérateurs économiques du Congo « ceci constitue un manque à gagner pour les entreprises comme les restaurants, les grandes menuiseries, les boulangeries et  grandes entreprises industrielles qui ne fonctionne que grâce au courant. Tout est en standby, rien ne marche et cela pose un grand problème dans l’économie   » a-t-il dit

Il faut signaler que ce problème de la pénurie d’eau est ultimement liée à celui du courant, car selon un agent de la congolaise des eaux, sa société est quasiment dépendant de l’E2C, car c’est par le biais du courant qu’ils arrivent à faire circuler de l’eau dans les robinets « de notre côté, il n’y a vraiment pas grand-chose à reprocher. fois le courant rétablis, le tout redeviendra en ordre à la congolaise des eaux » a-t-il enchérie. 

Par Maliche MBOU-ETA


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