Gouvernance en RDC : surement et lentement vers une dictature déguisée


Connu comme étant le mentor De l’Etat de droit en république démocratique du Congo, le président Antoine Félix Tshisekedi serait entrain de conduire Le pays lentement, surement vers une politique dictatoriale, qui consiste à écarter toute l’opposition afin de rester le seul maitre a bord. La condamnation de Jacky Ndala, coordonateur de la jeunesse du parti Ensemble pour le Congo de Moise Katumbi  et l’assignation à domicile de Matata Ponyo, premier ministre sous le régime de Joseph Kabila, remet en cause les intentions du président de la république sur  réconciliation nationale.



«  Je ne ferai pas ce travail d’aller fouiner dans le passer » tel a été les propos du président Antoine Félix Tshisekedi, une déclaration qui avait rassurée ces anciens alliés de FCC de Joseph Kabila.

Dans la course vers la présidentielle de 2023, le parti au pouvoir n’avait trouvé que pour issu, la dislocation de la coalition « FCC-CASH », on faisant dissoudre les bureaux des deux chambres du parlement, ainsi que le premier ministre. Une stratégie qui leur avait permis de gagner la majorité au parlement avec la création d’une nouvelle coalition « UNION SACREE ».

C’est dans la même perspective que la justice congolaise va procéder à la chasse de tous ceux qui pourront compromettre à la réélection du président actuel en 2023.

C’est ce qui illustre en quelque sort la condamnation du président de l’UNC Vital Kamerhe suite au procès de 100 jours du président de la République. Une Manœuvre que ces partisans qualifient des intentions à vouloir l’écarter pour 2023.

Accusé sur la « zaïrianisation », la justice, reproche à l’ancien Premier ministre Matata Ponyo d’avoir « payé plus de 110 millions de dollars américains à des créanciers fictifs, victimes de la zaïrianisation des entreprises étrangères » lorsqu’il était chef du gouvernement. En séjour à Conakry, Matata Ponyo avait affirmé, début mai, avoir décidé d’écourter son séjour pour faire face à la justice : « une justice politiquement instrumentalisée » a t’il indiqué. De retour à Kinshasa, le sénateur congolais s’est dit prêt à répondre devant la justice du pays. Face à des  accusations porté à sa personne, le bureau du Sénat n’avait que pour choix, la levée de l’immunité le 5 juillet et autorisé des poursuites judiciaires contre lui. 

Après être assigné « soit placé en état d’arrestation provisoire et assigné à résidence » à son domicile, l’ancien Premier ministre se dit dans un tweet d’avoir été empoisonné. « A tous les Congolais et citoyens du monde. C’est bien dommage pour ce qui nous est arrivé. Les résultats préliminaires du test indiquent que nous avons été empoisonné », peut-on lire dans ce message. Aussi sollicite-t-il  une union de prières et le soutien, pour qui lui serait arrivé. Un tweet qui n’indique, pas son état de santé actuel. 

De son coté, Jacky Ndala, président de la Ligue des jeunes du parti de l’ex-gouverneur Moïse Katumbi a été condamné à deux ans de prison. Il est condamné  pour ses propos contre la proposition de loi sur la « congolité », une préposition introduite, début juillet, par le député Nsingi Pululu l’Union sacrée. Une foi ce texte, adopté et promulgué, pourrait exclure de la prochaine présidentielle des candidats «  Moïse Katumbi » qui ne sont pas de père et de mère congolais.

Selon le procureur, les propos de Jacky Ndala sont constitutifs de l’infraction « d’incitation à des manquements envers l’autorité publique ». Un raisonnement qui a été mis en cause par l’avocat de Jacky Ndala, Me John Padou.

Pour se défendre, Jacky Ndala  se dit victime d’une politique de répression visant à faire « taire tous ceux qui sont contre ladite loi ». Et déclare devant les juges que « même après ce procès, je serai contre cette loi ». 

Pour les communs de mortel, le président Félix Tshisekedi serait entrain de conduire le pays surement et lentement vers un régime dictatorial. Une démarche qui dérange toute les classes politiques de la république démocratique du Congo, ceux de l’opposition, mais aussi ceux qui sont de la majorité, alliée à l’union sacrée de la nation : « Hier c’était Vital Kamerhe, aujourd’hui c’est le tour de Moise Katumbi (Jacky Ndala) et Joseph Kabila (Matata Ponyo). Qu’est ce qui empêche que demain puisse être le tour de Martin Fayule ou Jean Pierre Mbemba ? » Tel sont les inquiétudes qui s’installe à Kinshasa.


PAR Maliche MBOU-ETA



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