Enseignement supérieur : Le collectif des médecins finalistes congolais à cuba exige la prise en compte de leurs doléances

 Un moi après la rencontre entre la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Edith Delphine Emmanuel, et  l’ambassadeur de Cuba,  José Antonio Garcia Gonzalez sur les préparatifs de retour des étudiant congolais finaliste, le CMFCC s’insurge sur le ralentissement du processus. Pour cela, il sollicite de l’indulgence du gouvernement congolais sur le payement d’au moins quatre trimestres d’arriérés de bourses ainsi que la remise de leur diplôme avant de rentrer au Congo. 



Tenons compte sur les différentes situations auxquelles avaient confrontés la première vague des médecins congolais formé a cuba, pendant et après leur voyage, le collectif des médecins finalistes congolais à cuba exige de la part des autorités compétentes, un soutien adéquat, une information précise sur la date de leur retour, de l’exigence d’embarquer avec plus de 20 KG de bagage, de la reprise de leur diplôme avant de rentrer au pays, de la nécessité de commencer des stages dès leur arrivé et une intégration possible à la fonction publique : «nos amis qui sont rentrés l’année passé ont fait 5 mois à la maison avant de commencer les stages. Une foi qu’ils ont commencés les stages, ils ont fait 04 mois sans être payé, et jusqu’à présent, ils ne sont pas encore été intégrés à la fonction publique.   Pour cela, nous réclamons le payement d’au moins quatre trimestres de bourses avant notre retour et des gages d’une meilleure organisation quant à la remise de nos diplômes et notre intégration, sans lesquels nous observons un refus d’embarquer pour quelconque destination que ce soit » a déclaré  Le collectif des 413 médecins finalistes congolais à cuba.

Face à la situation du covid19, comparés aux étudiants des autres nationalités vivant à cuba comme : l’Angola, la Namibie l’Afrique du sud, la Syrie, le Soudan, le Tchad, caraïbes…reçoivent régulièrement de leurs gouvernements des bourses et des aides en produits alimentaires de première nécessité. Les étudiants congolais par contre ce sent abandonner par son gouvernement : « le cuba lui-même est en proie a des difficultés économiques, et de l’inflation des produits alimentaires qui galope tous les jours, fait de son mieux afin de nous trouver de quoi manger du matin au soir. Imaginez vous-même un repas qui est servis à plus de 5.000 personnes ? On ne peut pas bien manger et rassasier » a déclarée une étudiante congolaise à cuba.



Privés de bourse depuis plus de trente mois, ces étudiants congolais sont obligés d’associer les études avec le commerce pour pouvoir répondre à leurs besoins  existentiels : « Nous sommes obligés de faire du petit commerce pour survivre, car la plus part d’entre nous n’avons pas des parents financièrement stable au pays pour nous envoyer de l’argent. Nous, vendons des beignets, de la braise, du pain et touts ce qui peut rapporter un sous pour vivre », a indiqué un étudiant congolais vivant à cuba.

De son coté  la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Edith Delphine Emmanuel, avait indiqué lors de son entrevue avec l’ambassadeur de Cuba,  José Antonio Garcia Gonzalez, sur les différentes facettes du retour de la deuxième colonne des étudiants congolais finalistes en médecine que ce projet a passé de la phase d’exécution des initiatives qui consiste a  mobiliser des moyens pour  assurer le bon  retour de la deuxième cohorte des étudiants qui viennent de finir leur formation à Cuba : « en dehors de ce que le Congo et le Cuba font ensemble pour  assurer le retour des étudiants congolais finalistes, il faut également tenir compte des paramètres de voyages au plan international liés à la pandémie de covid-19, il faut par exemple organiser les tests PCR sur la covid-19, trouver des vols disponible », A indiqué l’ambassadeur cubain José Antonio Garcia Gonzalez.

Une situation, déflagrante qui n’affecte pas seulement les étudiants congolais vivant à cuba. Au Maroc par exemple, les étudiants congolais ont été chassés dans les Universités de Marrakech, la plupart d’entre eux ont été obligé de rentrer au pays sur les frais des parents sans diplôme. D’autre n’avaient trouvé que pour choix que, s’inscrire dans les universités privées  ou les parents son obligé de débourser une bonne somme d’argent pour les nourrir, payer les études et logement. A Brazzaville aussi, les étudiants ont déjà cumulés plus de 3ans de bourse impayées, équivalant à 12 trimestres.


PAR Maliche MBOU-ETA

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