Anatole Collinet Makosso : «Nous continuons les négociations avec le FMI»

      Premier Ministre  congolais Anatole Collinet Makosso, a fait comprendre lors  de son passage sur les ondes de la Radio France internationale les intentions de son gouvernement à poursuivre les négociations avec le fond monétaire international et dialogue avec les créanciers du Congo.


 Le nouveau chef du gouvernement  congolais Anatole Collinet Makosso désigné à la mi-mai suite à la réélection de Denis Sassou Nguesso sera chargé de mettre en œuvre le programme de campagne du chef de l'État congolais. Mais  aussi de reprendre un certain nombre de dossiers épineux, en lien notamment avec l'état des finances du pays. 


En ce qui concerne la dette du pays, Anatole Collinet Makosso a fait comprendre que le Congo continue les négociations avec les partenaires du FMI, « Les négociations étaient suspendues, nous les reprenons et nous avons foi, effectivement, qu’à la reprise de ces négociations nous parviendrons à nous accorder avec nos partenaires.» a t-il indiqué

Pour un accord sans faille, le gouvernement congolais  décide de rester affichée envers les partenaires du FMI,  afin de rassurer la continuité des négociations, telles qu’elles avaient été entreprises par le gouvernement prédécédé : « Ce n’est pas que nous n’ayons pas pu mettre en œuvre les mesures… Si ! Les mesures ont été mises en œuvre. L’évaluation peut établir qu’il y a encore des efforts à fournir et nous poursuivrons ces efforts, pour que nous puissions arriver à nous entendre de façon définitive avec nos partenaires.» a renchéri le premier ministre congolais

 Anatole Collinet Makosso rassure aussi la poursuite des discussions avec les traders sur lesquelles, les progrès seront  remarqués au fur et à mesure. Ces pour parler prennent le temps qu’il faut parce qu’il s’agit de négocier avec des particuliers, avec des commerçants, qui sont très exigent.

Concernant la décision de la justice française qui autorise la société Commisimpex à saisir des biens de l’Etat congolais pour rembourser sa dette, une dette qui s’élève à 1,4 milliards d’euros. L’Etat congolais reste préoccuper car, une dette reste une dette, quelle que soit son ampleur, quelle que soit sa nature. Elle reste une dette et elle doit préoccuper, qu’elle soit réelle ou fictive. «La seule chose que je peux dire à ce stade, c’est qu’il y a beaucoup de pesanteurs sur ce dossier. »

On ce qui concerne la polémique qui s’articule sur la nomination de  Denis Christel Sassou Nguesso, l’un des fils du président congolais à la tête  du ministère de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public-privé, le premier ministre Anatole Collinet Makosso nous ramène à l’article 15 de la Constitution, à son alinéa 2 : « Nul ne peut être favorisé ou désavantagé en raison de son origine familiale, ethnique, de sa condition sociale, de ses convictions politiques, religieuses, philosophiques ou autres ».Cet article devrait être un verrou à la polémique qui s’enflamme  sur l’entrée au gouvernement du compatriote, Denis Christel Sassou Nguesso.


Pour donner de la lumière à tout ceux qui s’interrogent sur cette entrée au gouvernement du fils de chef de l’Etat congolais, en évoquent pourtant un précédent, celui du Gabon, puisqu’au Gabon l’entrée au gouvernement d’Ali Bongo a été un accélérateur politique qui lui a ouvert la voie par la suite, de la présidence, Premier ministre congolais conclu on disant : «Tous les Congolais peuvent nourrir l’ambition d’être candidat à la présidence. On ne peut donc pas soupçonner une personne de nourrir telle ambition et de penser que telle autre personne ne la nourrit pas. Et on ne peut pas prendre le cas du Gabon, le cas de la France, le cas de la Côte d’Ivoire, et se dire : puisque les choses se sont passées ainsi, nécessairement, cela se passera de la même manière, ici. Et s’il arrive que les choses se passent ainsi, ce n’est pas parce que l’on aurait utilisé le même schéma »                                                                                                                                                                                                                                            Maliche Mbou-Eta

Commentaires